Santé communautaire : les relais de quartier, maillon discret mais décisif
Dans les quartiers de Cotonou comme dans les villages, des volontaires formés font le lien entre les familles et les centres de santé. Un dispositif qui sauve des vies.
On les croise à vélo ou à pied, un registre sous le bras. Les relais communautaires de santé sillonnent leurs quartiers pour sensibiliser aux gestes essentiels : moustiquaires imprégnées, vaccination des enfants, suivi des femmes enceintes.
Leur force tient à la proximité. Membres de la communauté, ils parlent les langues locales et connaissent chaque concession. Quand une famille hésite à se rendre au centre de santé, c'est souvent leur visite qui fait la différence.
Les campagnes de vaccination et de distribution de moustiquaires s'appuient massivement sur ce réseau de volontaires, dont la formation s'est professionnalisée au fil des années.
Les autorités sanitaires réfléchissent à mieux reconnaître et équiper ces relais, dont le rôle s'est révélé déterminant dans la baisse de la mortalité infantile enregistrée ces dernières années.